Tribune des Nouvelles de Grenoble avril-mai 2012

Réduire les épisodes de pollution

par Olivier Bertrand

L’hiver que nous venons de passer a connu des périodes de pollution que l’on ne peut plus appeler des « pics » mais bien des « plateaux » : ce n’est plus des jours mais des semaines successives qui ont vu la teneur en particules fines dépasser les seuils tolérables.
Cette pollution a des conséquences très concrètes sur la santé de tous les grenoblois : les enfants en bas âge et les personnes âgées sont les plus touchés. On ne compte plus, par exemple, le nombre d’absences d’enfants à l’école pour cause de maladies liées à des complications respiratoires.

Pourtant, en dehors des informations sur le site de Rhône Alpes Atmo (ou sur les sites relais), à aucun moment nous n’avons été informés des précautions à prendre pour nous permettre de nous protéger contre les pollutions, notamment d’éviter de sortir. Pourtant, le système respiratoire des publics sensibles se détériore à chaque épisode nouveau par effet cumulatif.

Si la circulation n’est pas la seule source de pollution, elle reste la plus importante pour de nombreux polluants. Pour réduire ces émissions, plusieurs solutions existent pourtant. L’installation de panneaux lumineux avec limitations de vitesse est déjà une première action. Mais c’est largement insuffisant pour faire baisser les émissions de particules fines. Lorsque les seuils d’alerte sont dépassés, les responsables publics devraient avoir le courage de diminuer la circulation par des moyens drastiques. Ainsi, la préfecture dispose depuis l’adoption de la loi sur l’air en 1996 d’un moyen d’action, certes contraignant mais efficace, en la mise en place de la circulation des véhicules selon les plaques d’immatriculation. Malgré des seuils d’alerte régulièrement dépassés, la préfecture n’a jamais usé de ce dispositif. Nous demandons sa mise en œuvre avec évidemment des politiques d’accompagnement comme la gratuité des transports en commun et des solutions de co-voiturage facilitées.
Cette mesure est contraignante mais pouvons nous continuer à nous voiler la face sur les enjeux ? La santé est le bien le plus précieux pour tout être humain. Faire de la prévention des pathologies relève de l’action publique, car nous savons tous combien la perte d’un bon état de santé est difficile à vivre pour les individus touchés et leur famille, sans oublier le coût de la prise en charge.

Pour offrir des alternatives aux automobilistes et diminuer les bouchons et la pollution, nous pouvons déjà nous réjouir de l’avancée des travaux de la ligne E de tram. Mais pour être à la hauteur des enjeux, il faudra agir dans d’autres directions : il faut soutenir le co-voiturage, l’autopartage et aider à l’achat de vélos électriques qui permet d’effectuer des trajets de plusieurs kms.
Autant dire que, dans ce contexte, la proposition d’élargissement de l’A 480 est très malvenue : non seulement elle ne permettra pas de diminuer les bouchons mais elle va tendre à augmenter la pollution….

Retrouvez nos interventions, actions et réactions sur notre site Internet : www.grenoble-ecologie-solida...




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