Communiqué de presse du 6 février 2014

Avant le conseil municipal du 10 février 2014...

Ecoles surchargées : la faute à qui ?

La majorité en place en pleine campagne électorale assène des contre vérités pour masquer son imprévoyance. On peut lire dans ses tracts : « plus de 30 millions investis dans les écoles depuis 2008 avec deux nouvelles écoles : Lucie Aubrac et Beauvert, la reconstruction des Buttes et la réhabilitation des écoles La Fontaine et Anatole France » Il s’agit là d’énormes mensonges. L’école Lucie Aubrac a été ouverte à la rentrée 2008 ; pour Beauvert et les réhabilitations de La Fontaine et Anatole France les premières tranches avaient commencé et le programme d’investissements était voté grâce à l’action de Jean-Marc Cantèle, adjoint à l’éducation du mandat précédent. Quant aux Buttes, sans l’incendie, dont le manque d’entretien est la cause, et la bataille menée par les parents, il n’y aurait jamais eu de reconstruction.

Aujourd’hui, face à la mobilisation des parents et des personnels des écoles du secteur 1, la majorité annonce une nouvelle école dans ce secteur sans savoir où la construire, ni sans aucune délibération du conseil municipal. Qui pourrait les croire, alors qu’ils ont laissé la situation empirer avec de nombreuses nouvelles constructions dans ce quartier sans prévoir par exemple vers les tours Schneider, les équipements publics et en premier lieu les écoles qui allaient manquer. Le maire et son adjoint ont donc dû installer en urgence des classes en préfabriqué dans la cour de l’école Jean Macé. Est-ce cela une politique de l’éducation planifiée à l’avance ?

Lundi en conseil municipal, il nous sera proposé de construire deux classes sur les terrasses de l’école Anthoard… en attendant la nouvelle école dont on ne sait rien : 300 000 € dépensés pour payer cette inaction. Cette idée de vouloir construire en hauteur ne date pas d’hier, mais c’est une solution « petit bras » conformément à l’ensemble du mandat : pour éviter de construire on prend sur les espaces disponibles intérieurs et extérieurs au moment même où on en a besoin pour la mise en place des nouveaux rythmes scolaires, où est la cohérence ?.. La question doit être posée de manière générale sur l’ensemble du secteur en s’appuyant sur les études prospectives de l’AURG commandées par la Ville mais que l’on nous cache.. La population scolaire va-t-elle encore augmenter dans les années qui viennent, faudra t-il répondre aux besoins des élémentaires, à ceux des maternelles ou aux deux ? On voit bien que construire un étage de plus ne résout pas cette question et ne permet pas de soulager les écoles surchargées. Plutôt que de s’emballer dans de fausses réponses qui sont purement électorales, il serait plus intelligent d’élargir la réflexion. Bref, il serait préférable de dépenser l’argent public à bon escient et conserver les près de 300 000 € à quelque chose d’un peu sérieux car cette proposition est parfaitement inappropriée.

Merci aux Grenobloises et aux Grenoblois

A quelques semaines de la fin de mandat, nous voudrions remercier les habitantes et les habitants qui ont su lutter contre les mauvais projets de la majorité «  gauche-droite  » sortante. Sans leurs actions citoyennes nos votes auraient été de peu de poids pour être entendus.

En premier lieu le combat contre la rocade nord et son tunnel non finançable et qui n’aurait en rien diminué les bouchons a été gagné grâce aux nombreuses réactions lors de la commission d’enquête qui a émis un avis défavorable à son utilité publique. Sur Flaubert, la déchèterie, facteur de nuisances, et qui était dite « non négociable » a aussi été abandonnée suite aux manifestations des habitants qui ont fini par faire comprendre à la Métro, maître d’ouvrage, la violation de la réglementation que constituerait sa construction en zone très habitée. Quant à l’Esplanade, la pétition de plus de 10.000 signatures de Grenoblois a permis de faire baisser les hauteurs et d’effacer la tour de 100 m des plans. Tout ceci sera à remettre à plat AVEC les habitants dans le prochain mandat mené par Eric Piolle et le Rassemblement citoyen de la gauche et des écologistes.

Mais à la veille de l’ouverture des Jeux Olympiques de Sotchi qui sont annoncés comme les JO les plus chers de l’histoire ayant aussi détruit largement la nature encore préservée de cette région de Russie, nous voulons revenir sur la candidature avortée de Grenoble aux JO 2018.

Si Grenoble n’a pas été choisi par la France comme candidate aux JO 2018, c’est surtout à la suite des manifestations citoyennes dénonçant le gâchis financier et écologique. On peut constater comme la CIPRA (http://www.cipra.org/fr/olympiades/olympiades) que le gigantisme et la corruption des jeux ne permet plus de les organiser dans une démocratie vivante. L’action citoyenne, même si la propagande pro-JO était dure à combattre, a sûrement plus pesé dans le non-choix de Grenoble que notre vote contre en conseil extraordinaire le 6 octobre 2008. Grenoble a ainsi évité d’autres hausses des impôts, même si celle de 2009, prévue pour les JO, n’a jamais été rapportée.

Pendant ce mandat nous avons pu constater que l’action des citoyens était indispensable. En tant que groupe d’opposition, nous avons essayé de relayer certaines demandes en les portant au sein des instances municipales. Nous voulons maintenant que ce lien permanent entre habitants actifs et élus soit inscrit dans le futur projet municipal.

Plus que jamais nous comptons sur toutes et tous pour, ensemble, changer Grenoble.




Groupe Écologie & Solidarité
EluEs Verts, ADES, Alternatifs de la Ville de Grenoble

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