Conférence de presse du 27 septembre 2013

Avant le conseil muncipal du 30 septembre 2013

par le groupe des éluEs

Compagnie de chauffage : pour des tarifs au juste prix !
Mauvais tempo pour les rythmes scolaires !
L’Orangerie… bradée au plus offrant ?

Compagnie de chauffage : pour des tarifs au juste prix !
Pour rappel entre la saison 2000/2001 et 2006/2007, les marges réalisées par la CCIAG étaient d’environ 500 K€ : le chauffage représentant 2/3 des activités, la marge chauffage à elle seule devait représenter approximativement 350 K€.
Avec l’avenant voté en 2008 fixant de nouveaux tarifs, la marge avant impôt est passée de 500K€ à 6M€ (2M€ d’impôts sur les sociétés et 4M€ de bénéfices pour la CCIAG dont 900.000€ de dividendes reversés aux actionnaires). Ces marges avant impôts étant tout à fait excessives au regard de la gestion d’un service public industriel et commercial et surtout vis-à-vis de l’engagement contractuel pris avec les communes délégantes, un collectif « pour un chauffage urbain juste et solidaire » regroupant la CNL38, la CLCV Isère, la CSF et de nombreuses copropriétés s’est crée. Un élu du groupe, G.Kuntz, a attaqué les tarifs pratiqués par recours au tribunal administratif, malheureusement la justice est très lente…
Un nouvel avenant en octobre 2011 a eu pour effet de baisser les tarifs d’environ 8% et de ramener la marge avant impôts sur l’activité chauffage à 986 K€ pour l’activité 2011/2012.
Mais cela n’a pas été suffisant car même si le nouvel avenant 2013 reconnait les écarts significatifs qu’il y a au niveau des résultats de la CCIAG par rapport au compte prévisionnel, il ne répond toujours pas aux exigences de la justice administrative et souffre d’illégalités encore beaucoup plus graves que les avenants précédents. En effet, le nouveau compte d’exploitation prévisionnel décrit un bouleversement substantiel du contrat en proposant que les usagers payent des investissements nettement plus importants que ceux adoptés en 2008. Il s’agit d’un nouveau contrat qui aurait dû faire l’objet d’une mise en concurrence. La majorité municipale fait exactement la même erreur que pour la gestion de l’eau en 1996, lorsque M. Destot a voulu maintenir les contrats obtenus par la corruption…
Tout cela est possible par une rétention inadmissible d’informations stratégiques que les communes devraient avoir en tant que concédant du service, car à ce jour, il est impossible de savoir à partir des comptes sociaux ce que représente la part chauffage urbain, la part d’Athanor et des autres activités (télé alarme, électricité produite à la Poterne, production et distribution de froid…) en plus des activités sur le réseau secondaire appartenant aux abonnés, ainsi que les charges directes et indirectes pour chaque activité...

Mauvais tempo pour les rythmes scolaires !
La majorité a décidé d’appliquer la réforme des rythmes scolaires dès cette rentrée. Nous n’avions pas la même approche, regrettant leur précipitation.
Face à cette rentrée insuffisamment anticipée, il faut remercier les services de la ville et tous les agents concernés pour leur implication et saluer le travail des enseignants et directeurs qui ont permis d’échapper à bien des catastrophes. Un vrai travail de communication a été fait par la ville jouant les partenariats proche de chaque école mais malheureusement sans vraiment de guichet unique.
Les récréatives ont fait rêver bien des familles qui ont vite déchanté. Des animateurs, souvent de bonne volonté, mais recrutés à la dernière minute, non formés, sans matériel ont été dépassés. Les « malles pédagogiques » fournies sur le budget de la ville comme support aux récréatives ne sont pas du tout adaptées (pots de colle et gommettes).
A cela s’ajoute des horaires inadaptés, à commercer par le 8h45 qui a fait exploser les garderies du matin, puis vient le 11h45 avec un temps de repas inadapté aux écoles à deux services de cantine qui se retrouvent complètement débordées, et enfin un vrai problème de responsabilité des enfants après 16h… L’accompagnement scolaire explose. Il est souvent transformé en étude, soulevant le problème des locaux, avec évidemment la question épineuse de l’occupation des salles de classes. Nous y sommes opposés.
Le rythme scoilaire français est en effet unique en Europe, et la volonté de changement est louable mais cette réforme n’y répond pas. La désorganisation et la communication mensongère de la ville ont abouti à ce que les enfants restent plus longtemps au sein de l’établissement scolaire. « Ce qui fatigue l’enfant, c’est l’échec scolaire » dit ‘Philippe Mérieu, cette réforme va-t-elle apporter des réponses à ce sujet ou juste fatiguer davantage les enfants ?

L’Orangerie… bradée au plus offrant ?
En juin dernier, une annonce diffusée par Les Affiches de Grenoble, propose la mise en vente de lOrangerie par la Ville. Un bâtiment de 650 m2 situé en face de la mairie qui sert actuellement à entreposer des plantes et arbres en hiver.
Nous estimons anormal que la mise en vente d’un tel bâtiment à la valeur patrimoniale reconnue n’ait pas fait l’objet, au minimum, d’un débat en commission. C’est pourquoi, nous avons demandé par écrit le cahier des charges de l’appel à projet évoqué dans l’annonce, afin de savoir quelles sont les intentions de Monsieur le Maire, pour l’Orangerie…




Groupe Écologie & Solidarité
EluEs Verts, ADES, Alternatifs de la Ville de Grenoble

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