Conférence de presse du 15 novembre 2013

Avant le Conseil municipal du 18 novembre 2013

par le groupe éluEs

- Facteur 4
- Débat d’orientation budgétaire 2014
- Bilan d’Actis
- Esplanade : et si c’était à refaire ?

Facteur 4

Encore une fois cette année, le Conseil municipal démarrera par une présentation de la politique environnementale de la majorité. Il s’agit d’une présentation « fourre tout » sur laquelle nous devons simplement prendre acte.

Nous l’avons déjà dit : il s’agit avant tout d’une opération de communication puisque, quand elles relèvent de la Ville, nous avons déjà du nous prononcer sur les actions mises en avant. Mais beaucoup d’autres (Mur Mur, Station Mobile, smarthgrid, photovoltaïque…) relèvent de la Metro ou de SEM.

Quand on les prend une par une, ces actions relèvent de politiques que l’on retrouve dans toutes les grandes villes aujourd’hui : développement des transports en commun, isolation de l’habitat, énergies renouvelables… La vraie question est : est ce que la majorité a une réelle volonté d’excellence en matière de développement durable ? Difficile de répondre par l’affirmative.

- D’un coté le soutien a la politique des transports en commun est une réalité… mais de l’autre, le maire a soutenu le projet de rocade Nord et l’élargissement de l’A480.

- D’un coté la majorité déclare vouloir lutter pour la qualité de l’air… et de l’autre elle agit en sous main pour détricoter le projet de Plan de Protection de l’Air, plan toujours retardé et aujourd’hui vidé de sa substance. Au point que le vice-président de la Metro en charge du dossier a démissionné en citant précisément les agissements de la ville de Grenoble.

On constate, de plus, que beaucoup des actions dont il est fait aujourd’hui un bilan ont démarré il y a longtemps… et souvent à l’initiative d’élus écologistes : Caserne de Bonne, Mur Mur, jardins partagés etc…

Il est toujours intéressant de mettre en avant les actions menées en terme de protection de l’environnement. L’ensemble des mesures montre qu’il est concrètement possible de réduire les émissions de CO2 et d’engager notre ville dans la transition écologique. Mais pour que ces objectifs soient atteints, il faut une cohérence d’ensemble qui a manqué pendant ce mandat.

Débat d’Orientation Budgétaire 2014

La démocratie locale aura été l’un des points noirs de ce mandat.

Alors que nous allons avoir en Conseil Municipal un débat d’orientation budgétaire encore une fois les Grenoblois seront les « grands oubliés » aucun exercice de transparence

Nous n’avons eu de cesse durant ce mandat d’expliquer qu’il fallait a chaque débat d’orientation budgétaire consulter les habitants...En début de mandat il y a bien eu des réunions publiques mais après le vote du budget !! une fois que tout était décidé...

L’an dernier il faut le reconnaitre il y a eu une avancée, mais cette année silence absolue, par manque de temps certainement ou préoccupés par quelque autre échéance.

En ce qui nous concerne nous ferons cet effort que la majorité aurait du faire et nous présenterons comme nous en avons l’habitude depuis le début du mandat deux scénarios alternatifs au budget proposé par la majorité

La politique c’est faire des choix il y a toujours plusieurs solutions plusieurs scénarios en fonction des priorités politiques que nous voulons avoir...

Nous traversons une grave crise d’austérité et plus que jamais des économies en fonctionnement et une restructuration des dépense en investissement auraient pu se faire c’est ce que nous proposons et lundi nous présenterons donc deux scénarios :
- l’un avec une diminution des impôts locaux de 5 M€ tout en faisant un effort de 1.5 M€ au niveau du personnel permettant de renforcer la présence publique là où elle s’avère nécessaire et en gardant une épargne nette légèrement positive ;
- l’autre sans allégement fiscal mais en prévoyant 3 M€ au niveau du personnel avec pour cible une présence publique renforcée dans les domaines de la propreté urbaine, la tranquillité et la prévention de la délinquance...

C’est ces scénarios que nous aurions proposé aux Grenoblois si nous avions géré la Ville afin qu’ils puissent avoir le choix.

Bilan d’Actis

Ce conseil municipal sera l’occasion de prendre du recul sur le bilan d’Actis à la fin de ce mandat municipal. Les écologistes ont toujours été très attachés à cet outil essentiel de construction et de location de logements sociaux de qualité. Aujourd’hui, nous sommes préoccupés par le sort de cet organisme de logement social qui est le seul organisme public communal. En effet, le bilan n’est pas bon : le ratio de construction ne s’établit qu’à 29 logements par an au cours de ces dernières années. Actis n’a pas été suffisamment soutenu par la ville pour construire énormément, mais surtout l’impact des trop nombreuses démolitions du parc de logement d’Actis a grandement détérioré ce ratio. Or parfois, les démolitions n’étaient pas nécessaires, et répondaient malheureusement à une vision dogmatique et fausse des besoins de rénovation. Le précédent gouvernement avait le fantasme que démolir du logement social allait, comme par miracle, changer les conditions sociales et économiques de ces quartiers et pouvaient éviter de se poser de réelles questions sur le devenir d’ensembles telles que la Villeneuve.

La démolition des 68 logements du 50 galerie de l’’Arlequin, qui a beaucoup grevé le bilan d’Actis, est un exemple fort de cette politique aveugle de démolition inutile. La plupart des opérations ANRU qui ont eu lieu dans les villes française ne sont finalement pas allés jusqu’aux démolitions. Très rares sont les municipalités qui ont détruits des logements dans cette période de grave crise du logement. Ces municipalités ont négocié avec l’Anru pour contourner cette obligation de démolition. Mais Grenoble s’est entêté. L’argument principal était que cela allait ouvrir la Villeneuve sur la ville, le tramway, l’avenue Reynoard et permettre une respiration dans ce grand ensemble. Or, dans les faits, un silo de parking viendra boucher cette ouverture. Nous avons perdu des logements de qualité pour donner une vue aux habitants... sur un parking. Comment a-t-on pu faire une erreur aussi grossière ?

Esplanade : et si c’était à refaire ?

Le projet de l’Esplanade restera comme l’un des points noirs du mandat de la majorité actuelle. Choisir un architecte de renom ne suffit pas pour s’affranchir de l’avis des habitants.

Il a fallu une pétition de près de 10 000 Grenoblois et Grenobloises pour contraindre cette majorité « gauche-droite » à revoir sa copie ; et une enquête publique avec un rapport du commissaire-enquêteur qui a jugé le projet incompatible avec le respect du patrimoine architectural, paysager et environnemental. Ce que nous disions depuis le début est confirmé : « les hauteurs proposés des immeubles dans ce site classé sont trop importantes ».

La ville est donc contrainte de revoir sa copie : les 1200 logements passent à 1.000. Mais le fond du projet de densification à l’excès de cette entrée de ville reste. De plus le projet n’est toujours pas soumis pour consultation aux habitants en contradiction avec l’article 10 de la charte de la démocratie locale qui l’impose.

Au lieu de s’entêter dans ce projet immobilier à moindres coûts sans services publics comme des écoles ou des crèches qui feront défaut, il vaudrait mieux reprendre le projet à la base en co-construction avec les habitants qui ont montré leurs capacités à inventer le ville de demain dans laquelle il fera bon vivre. C’est le choix que nous ferons si nous sommes aux commandes de la ville après mars.




Groupe Écologie & Solidarité
EluEs Verts, ADES, Alternatifs de la Ville de Grenoble

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