Conseil Municipal du 8 juillet 2013

Avant le conseil municipal du 8 juillet 2013...

par le groupe des éluEs

- L’ALPEXPO des Danaïdes
- Intercommunalité : l’intérêt général victime de la guerre des chefs
- Rythmes scolaires : tout ça pour ça ?
- Stades

 L’ALPEXPO des Danaïdes

Le feuilleton des déficits d’Alpexpo se poursuit comme si rien ne s’était passé. Après le trou de 2,4 M€ en 2011, il faut rajouter un déficit de 1,6 M€ en 2012 pour un chiffre d’affaire de seulement 7,6 M€ ! (alors que la Mission d’Information et d’Evaluation prévoyait entre 800 000 et 900 000 €). Et l’exercice 2013 ne s’annonce pas sous de meilleurs auspices. Conséquences : au conseil du 5 juillet la communauté d’agglomération va proposer un apport en capital de 970 000 € pour cette année avec un engagement de compléter en 2014 pour une augmentation à hauteur de 1,6 à 1,8 million d’euros.
En ce qui concerne la Ville de Grenoble c’est 1 M € qu’elle a du verser en urgence en 2012 et un nouveau versement arrivera sans doute à l’automne.
La droite s’agite en oubliant de dire qu’elle a un représentant au conseil d’administration de cette SEM : plutôt que des belles paroles ce sont des actes qu’il aurait fallu engager.
Sur ce dossier, nous attendions autre chose de la majorité. Comme l’adjoint de référence s’y était engagé, nous nous attendions à ce que des poursuites soient engagées sur les conclusions les plus étonnantes de la Mission d’Information et d’Evaluation, telles que :
- la reconduction d’un contrat de nettoyage d’un montant de 200 000 € pour 3 ans par simple courrier sans mise en concurrence
- des contrats pour des prestations de conseil sans trace de matérialisation desdites prestations
- une sélection des fournisseurs particulièrement opaque, sans commission d’appel d’offres jamais réunie.
Et au délà, sur ce dossier se pose de plus la question de savoir si la ville de Grenoble doit prendre en charge ce type d’activité alors que les compétences tourisme d’affaire et économie sont passées à la Métro.

 Intercommunalité : l’intérêt général victime de la guerre des chefs

Le conseil municipal du 8 juillet était le dernier dans lequel pouvait être voté avant fin août comme exigé par le Préfet une proposition de répartition des délégués des communes dans la nouvelle intercommunalité après intégration des communes des Balcons de Chartreuse et du Sud grenoblois au premier janvier 2014.
En l’absence de ce vote dans 2/3 des communes représentant la moitié des habitants, c’est la proportionnelle intégrale qui sera appliquée et Grenoble aura 40 délégués sur 121 lors du prochain renouvellement des conseils en mars 2014.
Cette délibération proposée au vote des conseils municipaux par le président de la Métro a été retirée entre la commission Ressources et la conférence des présidents de groupes qui délibère de l’ordre du jour proposé par le Maire.
Sans ce vote de Grenoble, il sera impossible de mieux représenter les communes rurales dans la nouvelle intercommunalité comme le proposait cette répartition qui n’accordait que 31 sièges à Grenoble pour augmenter le nombre de délégués d’autres communes. Par exemple Claix avec ses 7538 habitants n’aurait plus qu’un représentant...et 17 autres communes de plus de 2000 habitants aussi....
Pourquoi ce bras de fer entre M. Baietto et M. Destot ?
Certainement pas pour défendre l’intérêt général, mais plutôt pour continuer la guerre des « grands élus » qui finissent par en devenir tout petits...
Et tout cela dans l’opacité totale, sans débat public, alors que les compétences élargies d’une future Métropole déplaceront les décisions importantes des communes à l’intercommunalité !

 Rythmes scolaires : tout ça pour ça ?

La réforme des rythmes scolaires nous était présenté comme un acte de refondation de l’école. C’est en tous cas une des justifications avancées par l’Adjoint à l’Education pour sa mise en oeuvre dés la rentrée prochaine.
Pourtant, à regarder dans le détail les délibérations qui se rapportent à cette réforme, il n’y a pas de véritable révolution. Les modifications d’horaires dans la journée, un quart d’heure, sont marginales.
Ce qui était avant les études surveillées, la garderie et le Projet Educatif Local devient maintenant l’accompagnement scolaire, la récréactive et le Projet Educatif de Territoire.
Donc pas de révolution de fond. Mais une évolution inquiétante, celle de la volonté de la ville d’avoir la main mise sur l’ensemble du dispositif éducatif. Et il ne faudrait pas qu’à l’occasion de l’application de cette réforme, un principe fondamental soit remis en cause, celui de l’école de la République, qui garantit autant que faire se peut un accès égal de l’ensemble des enfants en France, quel que soit leur lieu d’habitation.

 Stades

Une délibération du Conseil prévoit la signature d’un bail emphytéotique entre la Ville et le FCG qui s’engage à réaliser des travaux d’agrandissement, notamment sur une tribune du stade Lesdiguières. Il apparaît donc que les travaux sont financés par un acteur privé, le FCG dans une ville où le rugby a toujours eu un public important .
On pourrait approuver ce bail si il ne cachait en fait pas une opération de plus long terme que nous avons déjà à plusieurs reprises dénoncée : il s’agira au final pour la Ville de financer l’essentiel des travaux pour agrandir un stade alors que le Stade des Alpes est désespérément vide et le restera pour de nombreuses années. Pour nous écologistes, il s’agit donc d’une très mauvaise utilisation de l’argent public.
Le Maire n’a jamais cherché la rationalité dans ce dossier : il aurait pu négocier avec le FCG le transfert des matchs au stade des Alpes. Au contraire, il a promis que la ville participerait aux travaux du stade Lesdiguières. Dans ces conditions, il était évident que le FCG n’avait aucun intérêt à quitter un équipement qui, même trop petit pour accueillir tout le public des matches les plus importants, offre l’avantage d’une proximité entre le centre d’entrainement et de formation et le stade Lesdiguières.
Pour nous, ce dossier est emblématique : il montre à quel point certains élus, dont le Maire de Grenoble, sont en décalage avec la réalité. C’est la logique même d’austérité, pierre angulaire de la politique des socialistes au pouvoir, qui montre ici toute son absurdité : il apparaît bien que certaines dépenses non essentielles échappent à cette austérité.




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