Conseil Municipal du 10 février 2014

Billet d’humeur (Conseil du 10/02/2014)

par le groupe des éluEs

« C’est mon dernier conseil municipal en tant que maire  ».
« La question du sens taraude toutes les sociétés humaines. »
Un texte digne, avec un rappel de l’héritage de l’histoire industrielle de notre région grenobloise.
Ce sont des Pyrénéens qui ont lancé les grands projets de la houille blanche. Avec un rappel du rôle essentiel du docteur Michallon, et de Hubert Dubedout.
Puis ce fut un très long et bel hommage aux résistants, aux victimes de la barbarie nazie, puis aux arméniens, aux victimes de la dictature chilienne, et aux victimes de l’esclavage…

Pas un mot, sur l’immigration maghrébine, qui a largement contribué à la richesse de Grenoble et de l’Isère, et nombre d’entre eux, surtout les algériens, ont aussi payé, un lourd tribu pour retrouver leur dignité de peuple libre.
Rappel des enfants morts dans le Drac.
Rappel de l’opération des jeunes en montagne.
Pas d’allusion aux élu-es et services qui ont contribué tant à gérer le drame du Drac, qu’à emmener des jeunes dans les Ecrins.
Un long rappel du plaisir de faire de la montagne et des nombreux compagnons morts durant des courses.
Enfin, le plaisir de vivre dans une ville qui est ouverte sur le monde, par sa tradition d’accueil, de résistance et d’imagination et de volonté d’innovation. Un beau texte, mais avec quelques manques.

Le candidat tête de liste de droite a fait entendre sa différence et sa colère contre ce discours, qui était une forme de soutien à la liste de son camp. Il n’est pas facile d’exister à droite, surtout en se faisant le porte-parole de colistiers condamnés par la justice.

Puis nous sommes passés au vote des délibérations. Nous sommes intervenus sur la 1re qui concernait l’autoconstruction, en rappelant qu’une initiative avait été prise juste à la fin du dernier mandat et en faisant observer que cette délibération intervenait bien tardivement et à un mois de la fin du mandat en pleine période électorale. Cette intervention a déclenché une furieuse diatribe de la part d’un conseiller municipal-sénateur. En fait, sa colère était dirigée contre une initiative prise par la liste du Rassemblement, qui avait baptisé une rue « BNP Paribas » dans le Clos des Fleurs, le fameux quartier des 11 tours de 11 étages. Les prétextes étaient plutôt fallacieux, mais ce qui fut intéressant, c’est d’apprendre que heureusement que BNP Paribas était intervenu, car c’est ainsi que les rues et le jardins ont pu être aménagées, en évitant ainsi des dépenses à la ville. Avec de tels arguments, on peut aussi imaginer que la ville soit entièrement aménagée par des banques d’affaires !

Quant à l’adjoint chargé de l’immobilier, il nous dit qu’il y a eu de nombreuses opérations de la sorte depuis 2008, alors pourquoi dénoncer celle-ci juste avant les élections municipales ?
Enfin pour conclure, le sénateur-conseiller municipal dont c’est le dernier mandat, aura parfaitement assumé tout au long de sa carrière municipale, son rôle « d’élu méchant et vociférateur, surtout envers les écologistes », nous ne savons pas s’il se l’est attribué seul ou s’il est missionné dans le partage des rôles au PS. Force est de constater qu’il tient bien le rôle.
Puis notre intervention sur la délibération de rehaussement bricolé de l’école Anthoard, qui arrive elle aussi à un mois des élections, alors qu’il y a belle lurette que tout le monde sait qu’il manque des places dans les écoles des secteur 1 et 2, nous a valu là aussi quelques diatribes, où l’adjoint chargé de l’éducation a enfoncé quelques portes largement ouvertes en nous faisant des explications, que tout le monde connaît par cœur.
Enfin, pour rester fidèle à nos valeurs : nous n’avons pas voté les aides au CEA.
Nous avons voté les financements du Pôle Santé, ce qui va permettre à 3000 étudiants (médecine, sage femme, kinés, soins infirmiers et autres spécialités infirmiers), d’avoir enfin, un lieu digne pour leurs études.

Une dernière remarque, sur les interventions rudes et sans doute dites avec beaucoup d’amertume et de colère d’une grenobloise qui a assisté sagement depuis 6 ans à de nombreux conseils municipaux, sans jamais avoir eu le droit de s’exprimer. Le temps est peut être venu, de regarder attentivement si le mode actuel du conseil municipal, contribue réellement à faire vivre la démocratie. Il serait temps d’innover.

Nous avons bien tenu le coup durant ces 6 années et nous ne regrettons rien, et surtout pas d’avoir fait le choix de nous maintenir en 2008 ! Il nous a permis de garder notre dignité d’écologistes de gauche, et de faire la preuve, que nous pouvions parfaitement continuer notre travail d’élu-es. Nous avons préparé le terrain pour que d’autres, plus jeunes, puissent proposer un vrai choix, avec un projet novateur pour une ville plus Démocratique, plus Ecologique et plus Solidaire.

Au revoir à tous nos lecteurs.




Groupe Écologie & Solidarité
EluEs Verts, ADES, Alternatifs de la Ville de Grenoble

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